mardi 28 février 2012

La petite mort: Poésie


La petite mort

L’appétit vient en mangeant, surtout quand on a faim.
Le petit  creux enfle et croît et l’appétit démange
Appétit souvent, appétit puissant, appétit savant.
Petit à petit l’appétit s’emballe.
Cent balles, mille balles, cent mille balles
Alors l’appétit mord, va, court, vole et nous mange.

C’est alors la petite mort. L’appétit mort.
L’amant lassé, la table vide…
Lamentable vide.
Repu de ce repas, assouvi, l’appétit s’ennuie en ce répit.
Il pâtit, rapetisse, repart et s’abolit…

Pathétique apathie.

Ozias



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