jeudi 30 avril 2026

Journal d'intégration

Je mes suis intéressé au chamanisme l'été dernier à la suite d'une expérience marquante au tambour entre amis. Suite à quoi je me suis documenté auprès de personnes que je connais et qui connaissent, j'ai pris contact ou rencontré quelques plus ou moins chamanes, et j'ai visionné avec beaucoup d'intérêt la vidéo de Laetitia Merli 'fluidité des genres et transgression dans le chamanisme mongol'. J'ai apprécié la précision du ton et le bon sens du propos suite à quoi j'ai construit mon tambour et je me suis inscrit au à un forum 'chamanique'.  

Pour moi la transe n'a pas été l'aboutissement d'une recherche, mais la constatation d'un état qui s'est imposait à moi. Transer bien sûr est une expérience marquante, mais pourquoi faire ? qu'est ce que j'en retire ? Pourquoi  cela m'arrive à moi alors que je n'ai au départ aucune croyance ni pratiques spirituelles particulières ? et où cela me peut t'il me conduire ?  

Phénoménologiquement, c'est d'abord l'expérience de mon corps que je ne contrôle plus. Ce n'est plus 'moi' qui guide les mouvements, ni qui produit les sons qui émanent de mon corps. Il y a ce moment où physiquement, je ressens une bascule très nette de mon état habituel dans un autre (comme changer de pièce, ou carrément traverser un mur).  Ma respiration change, et c'est comme si un autre que moi respirait. L'air devient dense et circule comme un fluide lourd qui entre par ma bouche et roule dans mes poumons. Mon visage grimace, mes yeux ne voient plus, ma gorge émet des râles ou des feulements d'animaux. Je sens ma bouche se contorsionner en grimaces inconnues et cela me détend extraordinairement les traits du visage. Ces mouvements peuvent se comparer à ceux des étirements qui suivent un effort intense. Mes mouvements de danse peuvent ralentir au maximum ou au contraire s'accélérer au maximum. Je ne ressens alors plus d'essoufflement ni de limitation musculaire. J'ai la sensation de retrouver mon corps d'homme jeune. C'est d'ailleurs ce qui me marque le plus et  ce que j'aime retrouver dans la transe : le corps de ma jeunesse. 

Parfois aussi, c'est comme si j'avais un animal en moi qui essaie de se montrer et même de sortir . Il y a là quelque chose qui ressemble à une transformation physique, presque un accouchement. D'autre fois, je me retrouve à danser en chantant, mais sur des rythmes préhistoriques secoué de gestes qui n'ont rien à voir avec notre culture. J'imagine ici des rites anciens qui me renvoient à l'esthétique des grottes ornées alors que je n'ai pas développé de goût, ni de connaissances particulières pour la préhistoire.

L'émotion qui me parcourt est un sentiment d'extase. D'oubli de moi même. De libération. Je ressors totalement énergisé de ces expériences de transes qui durent entre 5 et 15mn. Parfois un peu inquiet aussi de ne pas connaitre ce qui est venu m'habiter. Curieux et parfois honteux aussi car je me demande comment est perçue ma transe par les personnes qui m'entourent et qui n'y participent pas.

Besoin Concrètement, j'aimerais être filmé quand je suis dans cet état pour savoir si mon ressenti intérieur correspond à mon comportement objectif. Je recherche des personnes ayant vécu le même type de transe pour partager nos expériences. Je me demande aussi pour quelles raisons je découvre cet état si tardivement dans ma vie (affaiblissement psychique) ? Lâcher prise lié à l'âge, à la prise de trop de psychotropes  ? 

Je ressens aussi un besoin de me protéger par des rites pour 'filtrer' les influences indésirables ou effrayantes, les 'mauvaises énergies', les 'vols d'âme' ou je ne sais quoi.

Le cœur de cette expérience pour moi c'est de ressentir que je prête mon corps à une entité qui peut se matérialiser par ce moyen. Le bénéfice, c'est de retrouver des forces, mon corps rajeuni et le sentiment d'accéder à une expérience et une forme de connaissance profonde et nouvelle pour moi. Sans être en transe, j'avais souvent été en contact avec des entités par le biais de la changa. Certaines m'ont laissé des enseignements sous formes de koan  (exemple :  "Les archétypes sont les constructions mentales des anciens", "l'esprit est tout ce qui n'est pas réalisé", "le mystère est la nature de l'esprit", "croire est une expérience", "aimer, c'est faire exister", "être, c'est ça !" etc  Une autre m'avait questionné en me demandant :"Veux tu savoir si tu es sorcier ?" Par ces expériences je vois que la thématique de la sorcellerie me touche régulièrement et j'ai été particulièrement impressionné par les travaux de Jeanne Favret Saada "les mots, la mort, les sorts" dans lequel elle traite des rapports liant sorciers, désorceleurs et ensorcelés. Sa conclusion est que les histoires de sorcellerie ne laissent pas de place à une position neutre et objective : on est sorcier, ensorcelé ou désorceleur, mais jamais témoin ou passager.

A une époque de ma vie, prendre de la DMT c'était pour moi 'louer l'étage aux aliens', c'est à dire ouvrir mon esprit aux entités qui se présentent pour leur permettre de se matérialiser dans le monde vivant'. J'ai naturellement été en contact avec des symboles magiques que je ne comprenais pas et des entités plus ou moins sombres. Certaines entités sont spectaculaires, semblables à des barbapapas immenses et vaporeuses qui s'élèvent dans le ciel d'où elles m'observent, ou bien d'immenses cortèges silencieux qui dérivent là haut dans leurs chars aériens, ou encore au ciel ces visages divins qui se tournent vers moi et m'invitent à les rejoindre. D'autres esprits sont moins monumentaux mais plus actifs, et je perçois leur désir d'accéder à ma conscience afin d'exister, le temps d'une vision, d'une danse. Je ressens même comme une intense compétition parmi tous ces esprits que je rencontre ou perçois dans l'hyperespace. Comme si tous recherchaient un temps de conscience disponible pour se faire connaitre et exister quelques instants dans le monde des vivants. Une troisième sorte de créatures est encore plus interactive, ce sont des sorciers, des elfes ou des bouffons qui peuvent communiquer par télépathie, apporter des enseignements et qui parfois investissent mon corps. Comme par exemple des rubans lumineux qui entrent par ma bouche, ou des gnomes sombres qui me demandent la permission d'accéder à mon cerveau 'pour une mise à jour', ou des esprits télépathes qui scannent mon corps et mon esprit, le 'vérifient', le désintègrent puis le recréent, bricolent mon cerveau ou s'y installent comme on installerait une appli sur un portable. Ces voyages psychédéliques m'attirent et me font un peur aussi par leur étrangeté et la crainte de trop y croire et de me retrouver "pris" dans de sombres mystères qui me dépassent. Dans mes expériences les plus poussées, mon corps me semblait même être un obstacle à la connaissance.

Je ne sais absolument pas en quoi transmuter ces expériences dans la vie quotidienne, si ce n'est que je sais maintenant que la vie, comme les nombres complexes, comporte une partie réelle et une partie imaginale. 

Voyage au tambour du 1/2/26 (avec guidage et tambour au casque sur l'ordi)

Les mots de l'invitation m'emmènent au bord de la rivière Ardèche, à un endroit bien particulier : Le Pont d'Arc. Odeur des chênes verts, humidité de la glaise glissante, je grimpe en m'accrochant aux buis et aux rochers calcaires jusqu'au porche d'une grotte. La grotte Chauvet, sans doute. assis près d'un feu je regarde tomber la pluie, seul. Je pense à Rahan, 'celui qui marche debout', héros de mon enfance, sa chevelure, son coutelas, ses pectoraux. Je me souviens aussi que quand je lisais cette BD, j'avais trouvé une 'dent de mammouth' dans les fondations de la maison que mon père construisait, et qu'il me l'avait faite jeter. Les esprits qui visitent mes transes me semblent venus de ces temps préhistoriques. Ils sont anciens, ne parlent pas, mais ils dansent et chantent. J'écoute le tambour, je me demande s'il est fatiguant de tenir ce rythme pendant 30mn tout en redoutant que ma méditation soit interrompue par une notification de mon PC.

Ecstatic dance du 24/1/26

Dehors il gèle. J'arrive en vélo, la danse commence. C'est plutôt calme comme musique. Pas vraiment d'acmé tout au long de la séance sauf, je crois vers la fin. En tout cas, c'est à ce moment que je bascule dans un état de transe. Je crie sur la musique, je fais des bruits, puis je me fige, mes mains mes bras tétanisent tout en bougeant lentement. Peut être même que je bave tout en roulant de drôles de yeux. En tout cas, la musique s'arrête je me retrouve là, vulnérable comme un insecte moitié extrait de sa mue, isolé parmi les autres danseurs qui se calment, sourient et se saluent. Moi si laid, qui revient de loin sur cette piste de danse je comprends seulement que c'est la fin de la danse. Gros sentiment d'incongruité, de honte aussi. Je sens ma transe ici déplacée, déplaisante.

La danse laisse la place à un bain sonore où grondent des gongs sombres et menaçants. Ce sont de longues nappes sonores qui roulent et se prolongent. Allongé à même le sol, tout transpirant de la danse j'attends la fin du bain sonore et j'ai froid. Je repars en vélo dans la nuit de janvier, bien secoué. Depuis, je me méfie de mes transes.

Ozias printemps 2026

Témoignages dans ce blog : 

https://emagicworkshop.blogspot.com/2025/10/transes.html

https://emagicworkshop.blogspot.com/2017/08/les-mots-la-mort-les-sorts.html

https://emagicworkshop.blogspot.com/2022/02/tryptamines-et-protection-psychique.html

https://emagicworkshop.blogspot.com/2022/04/dimitrips-et-moi.html


Constellations familiales


L'obscurantisme : pourquoi nous ne devrions pas imposer les croyances ou les pratiques du Nouvel Âge aux autres. 
Sur les origines des constellations familiales .

Jules Evans
5 mars 2026 

Je cite :
"La thérapie par constellations familiales est une thérapie alternative du Nouvel Âge, inventée dans les années 1980 par l'Allemand Bert Hellinger. Le principe est d'explorer la situation de vie d'une personne à travers une forme de psychodrame. Différents volontaires sont invités à représenter divers aspects de la situation familiale : le père, la mère, le conjoint, l'enfant, le supérieur hiérarchique, ou encore des notions plus abstraites comme « l'argent », « l'héroïne » ou « la Seconde Guerre mondiale ». Un facilitateur circule ensuite parmi les participants, leur demandant comment ils se sentent dans leur rôle et quels sont leurs sentiments envers les autres membres de la « constellation ». La séance peut durer 30 minutes ou plus, en présence de la ou des personnes dont la situation est explorée. L'objectif est de faire émerger des prises de conscience, de libérer des émotions et de trouver des solutions.

Mais comment cela fonctionne-t-il exactement ? Comment des étrangers peuvent-ils « savoir » ce qui se passe dans une situation familiale, même lorsque des personnes sont absentes ou décédées depuis longtemps ? Comment pourraient-ils en savoir plus que les membres de la famille eux-mêmes ? Par magie, en somme, ou, comme on l’appelle dans le New Age, par « énergie quantique » / inconscient collectif / traumatisme ancestral / champs morphogénétiques.

Les constellations familiales ont connu un grand succès en Allemagne ces dernières décennies et le restent encore aujourd'hui. « Bert Hellinger est le thérapeute familial le plus en vue d'Allemagne », affirmait le journal Die Zeit en 2003. « C'est une sorte de dalaï-lama de la psychanalyse. » Cette approche est également populaire au Mexique , en Afrique du Sud, en Espagne et au Brésil. La formation pour devenir praticien en constellations familiales peut durer d'un week-end à trois ans et coûte jusqu'à 5 000 dollars par an. Elle est utilisée en psychologie organisationnelle et en ressources humaines pour résoudre les problèmes en entreprise. Elle est aussi utilisée pour aider les animaux de compagnie (« constellations animales »). On peut la pratiquer sur l'eau ou avec des chevaux. Certaines personnes l'utilisent même comme méthode d'intégration psychédélique.

Personnellement, je suis fasciné par le New Age. Il m’arrive de consulter le tarot ou le Yi Jing en ligne, et même, occasionnellement, des médiums. Chacun devrait être libre de croire et de pratiquer les méthodes de guérison alternatives de son choix. Nombreux sont ceux qui trouvent des réponses, du réconfort et un sentiment d’appartenance dans les approches spirituelles, comme les constellations familiales. Il y a d’ailleurs une part de vérité dans cette idée : nous sommes bel et bien façonnés par la dynamique familiale. Qui sait, peut-être que les traumatismes des générations passées nous affectent aussi. (La génétique familiale joue certainement un rôle, même si c'est moins passionnant à explorer lors d'un atelier de week-end.)
Mais il y a un monde entre « la dynamique familiale est réelle » et « des inconnus peuvent être choisis au hasard, placés dans un rôle, et canaliser comme par magie les sentiments d'une autre personne, de sorte que des décennies de traumatismes familiaux soient résolues en une heure de psychodrame ». Bien que se présentant comme une « thérapie », la Constellation Familiale relève davantage de la magie des vibrations que d'une thérapie fondée sur des preuves. De ce fait, ce processus est facilement influencé par la personnalité et les préjugés du praticien. Et toute cette approche est façonnée par la personnalité et les préjugés de son fondateur, Bert Hellinger.

Hellinger, décédé en 2019 à l'âge de 93 ans, a servi dans l'armée nazie dans sa jeunesse, puis est devenu moine catholique. Lors d'un séjour en Afrique du Sud, il s'est intéressé aux rituels zoulous et au culte des ancêtres. De retour en Allemagne, il a quitté l'Église et a développé sa thérapie alternative. Il a étudié la psychologie, mais n'a jamais obtenu son diplôme de thérapeute. Il semblait être une figure quelque peu conservatrice, autoritaire et patriarcale, et ses préjugés imprègnent le dogme de sa thérapie.

Bert affirmait l'existence de lois naturelles appelées les Ordres de l'Amour, selon lesquelles chacun fait partie de la hiérarchie familiale traditionnelle, gouvernée par le pater familias, et toutes les familles font partie de l'État, gouvernée par son dirigeant, et au-dessus de tout cela se trouve le Destin, absolu et immuable. Lorsque l'univers est en harmonie, chacun respecte sa place au sein de la cellule familiale, ainsi que l'autorité du pater familias et de l'État. Lorsque cela n'est pas le cas, la maladie et l'adversité surviennent, et une séance de Constellations Familiales est nécessaire pour rétablir l'harmonie cosmique.

Bert avait des opinions pour le moins excentriques. Il suggérait que L'homosexualité se manifeste au sein d'une famille lorsqu'un jeune homme est contraint, par la constellation familiale, d'endosser un secret ou un traumatisme familial enfoui. Par exemple, le décès d'une sœur aînée peut l'obliger à compenser en adoptant des comportements efféminés. Si ce traumatisme est mis en lumière lors d'une séance de constellations familiales, le jeune homme peut cesser de jouer le rôle de sa sœur et guérir de son homosexualité.

Bert pensait également que l'inceste survenait lorsque la femme ne remplissait pas ses devoirs sexuels envers son mari. Il écrivait : «Lorsqu'il y a inceste, il y a généralement deux agresseurs… Très souvent, la mère souhaite s'éloigner de son mari et rompt la relation… La fille prend alors sa place… C'est souvent la dynamique secrète de l'inceste. » Mais cette situation pourrait être résolue lors d'une séance de constellations familiales, qui pourrait se conclure par la fille agenouillée, demandant pardon au père qui a abusé d'elle. Extrait d' un article de 2005 sur les constellations familiales paru dans le magazine antifasciste néerlandais Alert : Des années de traumatismes et de victimisation terribles sont totalement niées, et lors des constellations familiales, ces problèmes sont « résolus » par le rituel suivant : le praticien ordonne à la fille représentée de s'agenouiller devant son père représenté (souvent en public !) et de dire : « Merci papa, je suis très reconnaissante d'avoir pu faire cela pour toi. » Hellinger croit que l'équilibre familial perturbé sera ainsi rétabli, mais les critiques soulignent que cette « thérapie » est extrêmement humiliante pour la victime et ne contribue en rien à la résolution d'un problème aussi grave. L'écrivaine allemande Elisabeth Reutter, victime d'abus sexuels de la part de son père durant son enfance, écrit dans son autobiographie Gehirnwäsche (Lavage de cerveau) que la thérapie incestueuse d'Hellinger a presque anéanti les derniers vestiges de sa dignité humaine.

Les constellations familiales sont souvent pratiquées par des personnes sans formation thérapeutique. Comme pour les séances dans le milieu psychédélique underground, il y a rarement de suivi ou de soutien post-séance. Ce qui est stimulant et amusant pour les personnes mentalement stables peut être déstabilisant et dangereux pour les plus vulnérables. L'article d'Alert rapporte : en 1997, une femme s'est suicidée après avoir participé à une constellation familiale à Leipzig. Elle souffrait de dépressions graves et de problèmes relationnels et espérait trouver une solution grâce à la thérapie d'Hellinger. La réaction évasive d'Hellinger à ce sujet fut la suivante : « Je n'ai pas pensé qu'elle puisse avoir des idées suicidaires. Je ne l'ai vue que trois minutes. » 

Les constellations familiales ont connu un succès particulier en Allemagne, notamment comme moyen d'exorciser la culpabilité liée à la Seconde Guerre mondiale. Hellinger, qui avait servi dans l'armée allemande, estimait apparemment que l'Allemagne avait tort de reprocher aux soldats d'avoir obéi au destin et servi le Troisième Reich – ils remplissaient leur rôle naturel au sein de la constellation d'État, tout comme les autres membres du régime. Il a déclaré un jour : Dans ce pays, une opinion publique largement répandue persiste selon laquelle ces criminels nazis étaient personnellement responsables de leurs actes et avaient pris des décisions de leur plein gré, et qu'ils sont donc à blâmer pour ces crimes. Mais c'est faux, car à l'époque, une force colossale les avait submergés. 
Même Hitler ne pouvait être entièrement blâmé. N'était-il pas simplement soumis au destin ? En effet, Hellinger semblait fasciné par le Führer. Lui et sa femme, une jeune médium nommée Maria Sophie Erdudy, achetèrent une villa ayant appartenu au Führer à Berchtesgaden, près de la frontière autrichienne. Dans l'un de ses livres, Hellinger écrivit une carte postale à Hitler : "Certains vous considèrent comme inhumain, comme si quiconque méritait ce qualificatif. Je vous vois comme je me vois moi-même : comme un être humain avec un père et une mère, et un destin extraordinaire. Cela vous rend-il plus grand ? Ou plus petit ? Meilleur ou pire ? Car si vous êtes plus grand, je le suis aussi. Et si vous êtes plus petit, je le suis aussi. Si vous êtes meilleur ou pire, je le suis aussi. Car je suis un être humain comme vous. Si je vous respecte, je me respecte moi-même. Et si je vous déteste, je me déteste moi-même. Ai-je alors le droit de vous aimer ? Suis-je même censé vous aimer, puisque sinon je ne pourrais m'aimer moi-même ?... Je ne peux vous plaindre, car votre ascension et votre chute ont la même origine que les miennes. Je la vénère en vous comme en moi, et je me soumets à tout ce qu'elle a engendré en vous et à tout ce qu'elle engendre en moi, ainsi qu'en tout autre être humain".

Et ainsi de suite. Cela nous rappelle qu'il n'est pas nécessaire de creuser bien loin dans la culture New Age pour y déceler des relents de fascisme mystique, notamment en Allemagne. Comme je l'écrivais dans mon article de 2020 intitulé « Les hippies nazis » , le mouvement nazi lui-même est né d'un terreau fertile d'occultisme, de théories du complot, d'anti-science, d'illibéralisme irrationnel et d'un ethno-nationalisme völkisch mystique .

Autre article de Jules Evans, si celui ci vous a parlé :


Statistiques et biais statistiques (un autre sujet)  https://substack.com/home/post/p-195346378